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Silence on subventionne !

Lors des réflexions préliminaires sur la ligne éditoriale du Pastèke, un des axes était de relayer la parole des associations, nombreuses et actives à Toulouse, dans le but de porter leurs messages, leurs besoins, leurs questionnements. Le journal se veut un espace supplémentaire d’analyse de ce qui marche et ce qui cloche à Toulouse, et le tissu associatif est un bon terrain pour cela.

Les rédacteurs du journal ont donc commencé à contacter différentes associations, et … chou blanc ! Les interlocuteurs sont intéressés mais peu enthousiastes à l’idée que leurs problématiques soient publiées lorsque celles-ci concernent directement la mairie. Parce qu’elles sont dépendantes de ressources financières, structurelles, matérielles ou autres, les associations restent réticentes à formuler des reproches envers la municipalité. 

Paranoïa ? Prudence excessive ?

Il faut croire que non… Une ancienne présidente d’association subventionnée partiellement par la mairie explique que le bureau portait un grand soin à rester politiquement correct dans ses relations avec les élus, dans la crainte de perdre son partenariat. L’association 2 Pieds 2 Roues, pourtant constructive et ouverte au dialogue avec la municipalité, s’est vue tout simplement menacée dans un courrier envoyé juste avant la réélection de M. Moudenc, car elle avait osé critiquer et s’opposer à des projets lancés dans son précédent mandat.

Les élues et élus d’Toulouse Actions Citoyennes ont bien pris la mesure des rapports ambigus que la mairie entretient avec le milieu associatif. Depuis leur arrivée dans l’opposition, ils et elles réclament à chaque Conseil Municipal et Métropolitain une plus grande transparence dans l’attribution des subventions. Il a même été décidé que le groupe s’abstiendrait de voter les délibérations portant sur ces attributions tant que la majorité ne serait pas explicite sur des critères quantitatifs et qualitatifs. C’est une question d’équité : si on ne comprend pas comment les décisions sont prises, pourquoi décider de favoriser un partenaire, plutôt qu’un autre ?

Dans l’attente de cette transparence salutaire, le Pastèke reste naturellement ouvert à toutes les associations qui ont besoin d’une tribune, refusent ce système clientéliste, et ne craignent pas les foudres du maire !

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