Toulouse
Actions
Citoyennes


Quizz des élus d’opposition

Lors des conseils municipaux, les membres de l’opposition n’ont aucun pouvoir ?

VRAI, mais pas tout à fait…
Les amendements : l’opposition peut suggérer de nouvelles rédactions des délibérations proposées et la majorité doit les faire voter. C’est une façon de rendre lisible ce qui a pu être refusé en séance. La majorité peut les dénaturer en les modifiant, ou les refuser directement, ou, exceptionnellement les accepter.
Les votes : abstention, pour, contre. Même si leur vote n’a aucun impact du fait de la majorité écrasante, c’est un affichage politique qui peut être ré-utilisé. Mais cela reste extrêmement démotivant pour les élus et élues de savoir que leur vote n’a strictement aucune influence sur les délibérations.
Les vœux : ils sont envoyés à l’avance et examinés en séance, puis votés. C’est l’occasion pour l’opposition de mettre des sujets à l’ordre du jour comme la destruction du lieu des Toulousains et Toulousaines, le Bleu-bleu, alors que Gilbert Vivien, le responsable de la guinguette, n’était pas encore enterré.

On se la coule douce dans l’opposition ?

FAUX. La plupart des membres de l’opposition conservent leur travail à plein temps, auquel s’ajoutent leurs fonctions municipales qui impliquent la préparation des conseils municipaux et métropolitains. Mais aussi, un travail d’information et de formation autour des commissions dans lesquelles ils et elles siègent.
Une élue a quantifié le temps de travail (travail électoral et militance) à environ 25h par semaine en ce début de mandat. On lui reposera la même question en milieu et fin de mandat. Certaines personnes ont désormais du mal à accepter leur manque de temps pour militer dans des associations.
À savoir : la loi oblige tout employeur à laisser un élu ou une élue participer aux conseils (municipaux et métropolitains). Le temps libéré n’est pas rémunéré par celui-ci.

Les hommes et femmes politiques de l’opposition agissent pour la ville?

VRAI. Les membres de l’opposition sont tous au moins engagés sur une commission à la ville et à la métropole. Ce qui leur permet de : 

  • poser des questions pour améliorer leur compréhension des différents sujets traités. Cela facilite la transmission des informations auprès des collaborateurs et collaboratrices avant de faire passer ces informations aux militants et militantes.
  • d’interpeller le maire et les services sur le contenu des délibérations en leur demandant des amendements ou améliorations. Il est extrêmement rare que ces interpellations aboutissent.
  • de créer du lien avec les services.
    Bref, dans ces différents espaces, les personnes élues apportent un regard différent, elles posent des questions pour comprendre les multiples projets de délibérations. Et bien sûr, elles font des propositions.

Les membres de l’opposition reçoivent de la collectivité un téléphone, une voiture de fonction et un chauffeur, des collaborateurs, une enveloppe pour les frais de bouche…

FAUX. Le temps du mandat, tous les membres reçoivent une tablette et une adresse mail. De plus, les frais de parking pour se rendre aux commissions et aux conseils sont remboursés sur demande. Enfin, chaque conseiller municipal se voit attribuer une part de moyens financiers pour recruter des collaborateurs et financer des abonnements presse. En se constituant en groupe, ces moyens peuvent se cumuler (c’est ainsi qu’il est possible de recruter des collaborateurs et collaboratrices. Cela n’est pas possible pour un membre non affilié à un groupe). Actuellement, il y a deux collaborateurs et une collaboratrice à la ville pour le groupe de l’opposition. De plus, des locaux sont fournis aux groupes : c’est le lieu de travail des collaborateurs et l’endroit où se tiennent les réunions des groupes.

Les hommes et femmes politiques veulent à tout prix être membres du conseil municipal pour gagner beaucoup d’argent.

FAUX. Être élu ou élue de l’opposition, c’est gagner 300€/mois pour la municipalité et 900€/mois pour la métropole. Sachez que les femmes de la majorité municipale touchent 8% de moins que leurs homologues masculins.
À savoir : ces indemnités bénéficient d’un avantage fiscal et sont, dans les faits, quasiment non imposables. De plus, un système de retraite par capitalisation existe. La mairie ou la métropole abonde la même somme d’argent que celle déposée par les élus et élues chaque mois.

Quel lien entre les Toulousaines et Toulousains, et les membres de l’opposition ?

Vous pouvez contacter l’équipe de l’opposition sur la page des élus du site de la mairie de Toulouse, ou en cliquant ici.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *